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Extrèmes : Statistiques, Impacts et Régionalisation
ESTIMR

Source: Wendelien van Oldenborgh
Vue du pont Erasme ("Le Cygne") qui enjambe le fleuve à Rotterdam, dans la brume, en décembre 2008. La fréquence de telles situations météorologiques a décru au cours des 30 dernières années en Europe.

La création du GIS « climat – environnement – société », le dernier rapport du GIEC et plusieurs orientation prises par les FP6 et 7 ont fait émerger plusieurs thématiques de recherches sur les interactions entre les variations climatiques et des systèmes écologiques (surfaces continentales, littoral…), économiques (agriculture, énergie, transports…) et sociétaux (ressources en eau, santé, alimentation…). Il existe des modèles plus ou moins sophistiqués pour chacun de ces systèmes, ce qui permet de faire des projections pour le futur. Mais le couplage entre ces modèles (découlant de l’interaction entre des systèmes très hétérogènes) se fait généralement à des échelles spatiales ou temporelles à la limite du domaine de fonctionnement des hypothèses sous-jacentes de ces modèles (en particulier pour le climat). Ceci pose donc le problème générique des interactions d’échelles entre plusieurs systèmes.

 

De plus, on se rend compte aussi que les systèmes (climat, environnement ou société) ne répondent pas de la même manière à des sollicitations graduelles qu’à des événements extrêmes. Ainsi, un modèle d’interaction pour des variations « lentes » peut ne plus être valable dans un contexte d’événements extrêmes par essence rares. Ceci demande donc une meilleure compréhension des phénomènes extrêmes.

Enfin, l’étude de ces interactions demande un réseau d’observations bien échantillonné en temps et en espace pour chacun des systèmes en jeu. Bien que nombre de données existent dans certains domaines (sur de très courtes et/ou de très longues échelles de temps), les échelles qui nous intéressent (par exemple les derniers siècles) sont encore mal documentées pour des variables météorologiques ou sociétales, en particulier pour les extrêmes.

 

L’équipe ESTIMR a pour objectif de développer des outils pour traiter ces problèmes d’interactions aux interfaces (les « impacts »). Une partie de l'équipe se focalise sur les méthodes statistiques pour l'étude des extrêmes et la descente d'échelle. Une autre partie étudie les extrêmes simulés par des modèles dynamiques de climat. Enfin, nous nous intéressons aux observations des ces extrêmes climatiques et leurs impacts sur les éco-systèmes et la société.

 

maj : 09-01-2014 (22)

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