Depuis fin mai, les vagues de chaleur s’enchainent en France et en Europe. Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe de l’Ouest depuis le début des mesures météorologiques ; En France la température moyenne se place 3,8°C au-dessus des normales de la période 1991-2020 avec des moyennes journalières à l’échelle de tout l’hexagone au-delà de 30°C atteint pour la première fois. Dans ce contexte, le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA/CNRS/Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines) a contribué à l’analyse de ces évènements extrêmes au sein de la communauté scientifique de l’IPSL – dont fait partie le LSCE – afin de mieux comprendre le caractère exceptionnel de ces épisodes météorologiques et de nourrir la réflexion sur les défis de l’adaptation au changement climatique. Ces « Eclairages sur la vague de chaleur de juin 2026 », coordonnée par le centre « Climat-Société » de l’IPSL rassemblent 25 articles issus de plus de 60 contributeurs. Le document est annexé d’une série de fiches pratiques sur « 18 choses à savoir sur les vagues de chaleurs ».
L’intensification des extrêmes chauds est principalement due à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre, mais elle peut être amplifiée par d’autres facteurs, notamment le couplage entre l’assèchement des sols et la surchauffe de l’air, la diminution des émissions de particules de pollution (et donc de leur effet de refroidissement), ainsi que l’urbanisation, en particulier la nuit.
Valérie Masson-Delmotte, Myriam Khodri, co-responsable du Centre « Climat-Société » de l’IPSL et Sophie Godin-Beekmann, directrice de l’IPSL.

